Depuis octobre, l’équipe de volley est en ligue A… les bénévoles aussi

0

Céline Bergeron | Publié le 17/12/2020 Photo Christophe Lefebvre – VDN

C’est une nouvelle étape dans la vie de Cambrai volley. Depuis octobre, les volleyeurs jouent en ligue A. Un changement qui implique une plus forte implication des bénévoles du club : le septième homme sur le terrain.

Il est presque 23 heures. Ce mardi 8 décembre, le coup de sifflet final résonne dans la salle Vanpoulle. Après un match serré, l’équipe de volley de Cambrai l’emporte face à Nice. Les joueurs cambrésiens peuvent souffler et savourer leur victoire. Pour les bénévoles, le coup de sifflet annonce la reprise du labeur. Comme pour chaque match à domicile, il faut démonter les installations.

Les bénévoles se déploient sur le terrain. « Chacun sait ce qu’il a à faire », commente Christian Petit, lui-même bénévole responsable de l’accueil. Et c’est vrai que la machine est bien organisée ! Certains rangent l’équipement sportif de volley-ball (filet, poteaux, marques au sol, chaise d’arbitre…), d’autres enlèvent la soixantaine de panneaux publicitaires et les portraits affichés des joueurs. Jusque-là, rien d’inhabituel pour les bénévoles du Cambrai volley.

Quatre heures d’installation

Depuis septembre et la montée en ligue A du Cambrai volley élan du Cambrésis (CVEC), les bénévoles ont dû eux aussi, entre guillemets, se professionnaliser. À ce niveau de jeu, le club doit répondre à certaines obligations de la Ligue nationale de volley (LNV). Cela passe par la pose d’une dizaine de caméras (voir encadré ci-contre) pour revoir les actions et des panneaux LED pour diffuser des publicités. À monter et démonter à chaque match à domicile.

« C’est un travail de titans. On a tout appris en septembre », se remémore Christian Petit. « Pour le premier match [à domicile], on ne pensait pas que ça prendrait autant de temps à tout installer. Maintenant, on commence à être rodés » précise Christophe Carlier, bénévole à la collation. Il faut tout de même compter environ quatre heures (contre huit heures la premère fois) à l’équipe de bénévoles pour aménager la salle avant chaque rencontre. Difficulté supplémentaire : le gymnase accueille de nombreux entraînements et des scolaires. Pour le match de mardi, les bénévoles ont commencé à installer tout le matériel le lundi après-midi.

Des bénévoles soudés

« Donner de son temps pour un sport qu’on adore  », voilà la définition du bénévolat au Cambrai volley selon Christian Petit. Dans le club, les joueurs peuvent compter sur une équipe solide de bénévoles. Beaucoup sont d’anciens joueurs ou des parents de joueurs. Avec cette montée en ligue A, « le club a grandi sur le terrain et dans les coulisses  », confie Christophe Carlier. Il est minuit, les volontaires continuent de ranger. Ce vendredi soir, le même travail sera à refaire pour le derby face à Tourcoing.

En ligue A, deux assistants vidéo gardent l’œil sur le match

L’accès en ligue A des joueurs de Cambrai volley requiert plusieurs obligations, comme l’installation de panneaux LED ou l’assistance vidéo. Aussi appelé challenge vidéo, ce dernier permet de revoir des actions lorsqu’il y a un doute sur un point marqué. Pour être en mesure d’effectuer cette tâche, quatre bénévoles de Cambrai volley se sont formés à cette pratique en août.

Après deux jours de formation, ils ont reçu un diplôme qui leur permet aujourd’hui d’exercer cette fonction lors des compétitions à domicile. « C’est énergivore ! Ça demande un gros investissement au niveau personnel  », confie Christophe Dherbecourt, assistant vidéo.

« Il faut avoir la fibre pour la technique  », analyse José Grésillon, deuxième assistant vidéo. Le matériel demande quatre heures d’installation. Pendant un match, ils sont sollicités une bonne dizaine de fois. Et effectivement, l’équipement est pointu : « On a l’image au centième, on voit le ballon se déformer au contact du sol  », précisent en chœur les deux bénévoles.

 

Articles récents