Extrait du « mag du Volley » : l’interview de Yannick Bazin, le regard du capitaine

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Nous l’avions interviewé à son arrivée à Cambrai il y a 4 ans, et Yannick ne se donnait alors aucune limite. Et il a eu raison : fort de son expérience, il a su montrer que l’Equipe avait du potentiel et pouvait elle aussi prétendre à la Ligue A. Et maintenant nous y voici, Yannick toujours avec nous pour une 5ème année à Cambrai ! En toute humilité, notre Capitaine revient dans le meilleur championnat français.

     Quel est ton ressenti sur la saison ? Comment cela se passait-il avec l’équipe ? 

Plutôt bien nous n’avions pas bien commencé la saison mais c’est une habitude depuis que je suis au club, on ne commence jamais vraiment bien la saison.

On a perdu les 1ers matchs donc il fallait le temps de repasser en tête. Je n’avais pas trop de doute sur l’équipe il fallait le temps que ça prenne.

On s’entendait bien entre nous, les autres années aussi. Finalement c’est la 1ère année où l’objectif avait été annoncé donc je pense qu’avoir un objectif précis dès le début de saison a sans doute joué sur la cohésion d’entrée de jeu, on avait un objectif commun, on a tous avancé pour ça.

–        Comment as-tu vécu le confinement ? Puis l’attente avec la peur de l’année blanche ?

De mon côté je n’étais pas trop dans l’attente, comme je fais partis du syndicat des joueurs, j’ai fait du lobbying et beaucoup bossé pour convaincre le comité de ne pas acter une année blanche. J’essayais d’expliquer aux Présidents des clubs que ça n’aurait servi à rien. Merci aux gens de la ligue et présidents d’ailleurs qui ont compris qu’il fallait suivre ça : qu’une équipe devait monter et qu’une autre devait descendre.

Ça m’a pris beaucoup de temps pendant le confinement. Je n’ai pas eu le temps de me reposer. En plus, j’étais principalement concerné, et je n’étais pas encore sûr de rester.

Pour l’appel de Nancy, je savais que ça ne serait pas recevable car le ministre des sports avait annoncé que tous les recours contre ce que la ligue décidait seraient déboutés. Sinon ça laissait porte ouverte à tous les recours possibles. Ils ont essayé d’arrêter la saison aux matchs allers, et je savais que le comité directeur ne partirait pas dans leur sens.

–         As-tu fêté la montée ? Cela n’a pas été dur de ne pas pouvoir la partager avec le public ?

Je ne l’ai pas fêté, je pense que personne n’a dû le faire sincèrement, c’était très atypique comme contexte. J’espère qu’on n’aura pas de nouveau à prendre ce genre des décisions.

J’étais content pour le club, c’est historique pour le club c’est certain et pour la ville de Cambrai qui s’investit aujourd’hui plus encore.

Mon objectif c’était de faire monter le club, ensuite selon mes bobos, ma tête, je n’étais pas encore sûr de continuer. Mais finalement je me sentais bien, alors pourquoi ne pas continuer là-dessus en Ligue A ? Aider le club à évoluer reste mon objectif principal.

–        Comment abordes-tu le championnat, ce nouveau palier ? 

Avec beaucoup d’humilité, le club sera le petit nouveau du championnat, ça va être très dur. L’objectif est le maintien bien évidemment pour une 1ère saison. Si on peut grapiller quelques places on ira chercher mieux. Mais objectif c’est de garder cette dynamique-là. Avec l’équipe on aura notre carte à jouer.

On a mal de joueurs qui connaissent le haut niveau, je ne pense pas que les autres équipes nous prendront de haut. A nous de rester humble, de travailler pour se maintenir le plus vite possible, c’est le plus important. On veut donner du plaisir aux gens qui viendront voir les matchs à Vanpoulle, ça sera une catégorie au-dessus il y a plus de prestige.

–        Il y a de fortes pointures, de gros joueurs qui arrivent, les connais tu ? 

J’ai J’ai travaillé avec l’entraineur là-dessus, on a discuté pas mal de fois par rapport aux joueurs. La plupart je ne les connais pas personnellement, eux me connaissent de nom. Je sais que ce sont des joueurs qui ont une grosse expérience. Je pense à Livan capitaine de son équipe à Cuba et Gonzalo capitaine de l’équipe d’Argentine qui a connu le championnat de Pologne, celui avec le plus gros niveau.

–        Pas pour maintenant la retraite ?

Non car j’ai resigné pour 2 ans, le but est de rester en Ligue A, mais je prépare l’après bien sûr.

        Un mot pour les supporters ?

J’imagine qu’ils sont ravis de la situation, mais il faut leur mettre en tête que ça va être dur. On a besoin de leur soutient toute l’année. Nous n’aurons pas la même dynamique de victoire, ça va vraiment être beaucoup plus dur. Ils doivent être derrière nous à nous encourager dans les moments de défaites aussi, c’est important pour nous.

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