LIGUE B LES CAMBRÉSIENS S’IMPOSENT DE JUSTESSE À NANCY

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À l’issue du match de samedi à Nancy, Gabriel Denys, le coach cambrésien, reconnaissait qu’il aurait pu repartir dans le Nord avec un 3-0 dans les valises.

Les Cambrésiens ont joué avec le feu mais ont fini par l’emporter hier soir à Nancy. Photo archives – VDNPQR

Effectivement, les partenaires de Gary Chauvin auraient dû empocher les deux premières manches dans lesquelles ils ont respectivement compté trois (16-13) et six longueurs d’avance (14-8). Mais voilà, si Nancy pointe en fond de classement, c’est aussi en raison d’un cruel manque de caractère dans les moments chauds.

Un défaut que ne connaît pas le « six » cambrésien qui, sans s’énerver, est parvenu à chaque fois à recoller et à passer la ligne d’arrivée en tête. Même lors du tie-break et alors que Mladen Majdak, auteur de 18 pions, plaçait ses couleurs à deux points d’un invraisemblable renversement (13-10), Cambrai ne s’affolait pas et s’imposait sur sa quatrième balle de match.

Martin Demar pouvait pester contre l’arbitrage, les officiels n’étaient en rien responsables des occasions ratées par ses ouailles. Certes, les 11 fautes directes des visiteurs (dont 6 au service) et les impulsions gagnantes d’Orobko au centre de l’attaque lorraine avaient permis au GNVB de prendre les devants dès le coup d’envoi (16-13).

Un écart tout de suite comblé par la mise en action de Romac (20-20 puis 22-25).

RÉPLIQUE NANCÉENNE

En se montrant un peu plus incisif au service et profitant de la montée en puissance de Majdak, Nancy répliquait (12-7 puis 14-8). Sauf que Nancy ne possède, cette saison, aucune marge de sécurité. Il a ainsi suffi d’un passage derrière la ligne de fond de Villard pour que le doute ne vienne perturber les locaux.

Gaspillant deux balles de set, ils donnaient le bâton pour se faire battre (25-27). Cambrai pouvait alors espérer boucler l’affaire en trois sets secs. Car même si l’entrée en jeu de Fuahéa apportait plus de consistance au bloc nancéien (4-0), le scénario des deux premières manches restait dans les mémoires.

D’autant que les missiles au service de Romac, les secondes mains de Takaniko et les blocks de Villard relançaient le suspense (17-16). Deux contres en haute altitude sur Kolokilagi renvoyaient même illico presto le Wallisien sur le banc et faisaient monter la pression d’un cran dans l’arène maxévilloise (21-21 puis 23 partout). Heureusement, Sedore et Orobko délivraient le kop nancéien (25-23).

À force de jouer avec le feu, les Cambrésiens avaient fini par se brûler. Ils connaissaient même une véritable débâcle dans un 4e  set à sens unique rythmé par les diagonales de Majdak, les mines de Sedore et les défenses acrobatiques de Beneix (25-16). Au tie-break, Nancy semblait parti pour toucher le jackpot (13-10) avant de se faire braquer (16-18).

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